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 Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY

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Charlotte Leroy-Duchesne

Messages : 11
Date d'inscription : 05/09/2011


MessageSujet: Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY   Mer 7 Sep - 14:59

Je ne suis pas une mauvaise mère. J’ai toujours tenté d’allier mon mariage et mon fils sans que l’un n’interfère dans l’autre, considérant qu’Henri et Andy n’appartenaient pas au même monde, qu’ils faisaient tous les deux parties de ma vie de manière totalement différente. J’ai des valeurs familiales, j’aime ma famille. Mais je me regarde dans la glace, les traits tirés par un sommeil agité de cauchemars, et je ne peux m’empêcher de me demander ce que j’ai fait pour en arriver là. Mon fils unique dans un hôpital psychiatrique, amoureux de son cousin et fils de mon propre frère, celui avec lequel j’ai grandi. Comment est-ce humainement possible d’être passée à côté d’une telle chose ?
J’ai appelé Gregory. Tristan n’a pas tiqué quand je le lui ai dit. Je l’ai appelé hier soir, et maintenant je l’attends. Henri est parti travailler depuis une bonne heure, et je vais résoudre tous les problèmes un par un. Mais raconter, raconter est tellement difficile. Je connais mon frère et je sais qu’il est un bon père lui aussi. Mais les bons parents ne cautionnent pas les relations entre deux cousins.
La priorité n’est pas là. La priorité est à faire sortir Andy sans se heurter tout de suite à Henri, que je ne pourrais de toute évidence pas affronter tout de suite. J’ai sorti le whisky malgré l’heure matinale, je pense que mon frère et moi allons en avoir besoin. Mauvaise habitude, fausse addiction, en ce moment je ne pense qu’à la possibilité de boire pour oublier.

On sonne, je sursaute et me lève pour me diriger vers la porte. J’ouvre rapidement, pour un soupire de soulagement et prends mon frère dans mes bras. « Greg… » J’ai envie de pleurer mais je l’ai assez fait pour le moment, il faut que je me raisonne.
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Grégory E. Faure

Messages : 5
Date d'inscription : 08/09/2011


MessageSujet: Re: Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY   Jeu 8 Sep - 1:10

Au fond, j'ai toujours su que quelque chose se tramait. Au fond, je l'ai toujours su. Borné et obnubilé par l'image d'un fils parfait, d'une famille parfaite que j'aurai moi-même façonné, selon mes désirs et mes pensées; j'ai seulement cherché à l'oublier. A oublier que mon fils avait grandi, qu'il n'avait pas suivi le chemin que je lui avais tracé; oublié que mon fils me détestait. Mais, j'étais dans le faux. Un cours instant c'est vrai, je m'étais leurré, préférant ne pas y penser. J'avais refusé de voir la vérité telle qu'elle était, j'avais tout rejeté, nié l'évidence et modifié la réalité. Préférant m'enfuir et le laisser seul et en colère devant ce café; une nouvelle fois, j'avais manqué à mes responsabilités. Une nouvelle fois, j'avais échoué. Et je savais pertinemment que rien de ce que je pourrai dire ou faire n'allait changer quoi que ce soit au mal que j'avais pu lui faire par le passé, mais plus que tout, je voulais me racheter. Parce que j'étais désolé. Profondément et sincèrement désolé. Tout aussi triste et perturbé, je devais bien l'avouer. Un peu comme ma soeur Charlotte, qui n'avait eu d'autre choix que de me téléphoner. Au son de sa voix, j'ai tout de suite compris que quelque chose clochait. Qu'elle ne s'en sortirait pas seule, qu'elle avait besoin de moi. Aussi et sans qu'elle n'ait besoin de le mentionner, j'ai compris qu'il s'agissait d'Andrea et que, quelque soit son problème, Tristan n'y était pas étranger. Ce pourquoi j'ai pris le premier avion. Nos deux fils passaient beaucoup de temps ensemble depuis plusieurs mois; un peu trop selon moi, mais j'avais laissé couler, trouvant ça on ne peut plus normal. Tentant de me convaincre du bien fondé de cette relation, j'avais fermé les yeux. Nouvelle méprise de ma part. C'était malsain. Ça dérangeait, personne n'osait y croire et pourtant, c'est bien sous nos yeux que s'était produit l'inévitable. [...]

D'un geste lent, hésitant plus que de coutume, je frappai à la porte. J'étais anxieux. Anxieux de devoir faire face à tout ça; dépité de retrouver ma soeur dans des circonstances telles que celles-là; déçue de ne pouvoir profiter de l'avoir auprès de moi. Malheureusement, je n'étais pas venu pour ça. |...] Charlotte ouvrit bientôt la porte, plus fatiguée que jamais. Je crois bien que je ne l'avais jamais vu comme cela. Abattue, elle se jeta dans mes bras. Cette étreinte me fit autant de bien que de mal, je crois. J'aimais ma soeur c'était indéniable et, chaque -rare- moment passé avec elle était incroyable, mais c'était justement parce que je l'aimais si fort que cela me faisait si mal de la voir dans cet état. Elle murmura subitement mon prénom, tout en me serrant dans ses bras, sa voix se fit de plus en plus chevrotante; un peu comme si elle était prête à fondre en larmes. Elle semblait se retenir, cependant. Lui caressant tendrement les cheveux, j'essayai tant bien que mal de la rassurer, de lui dire de ne pas s'en faire et que tout s'arrangerait. Je doute de l'avoir convaincu cependant; encore aurait-il fallu pour cela que je commence par y croire. « Chuut. T'en fais pas ma Charlotte, ça va aller. Ça va aller. Je suis là maintenant et, tant que ce pro... les choses ne seront pas réglées; tant que tu auras besoin de moi ici, je resterai. Je te le promet ». Il est vrai, je ne faisais que rarement des promesses; mais celle-ci je m'étais juré de m'y tenir. Je ne pouvais pas la laisser et les abandonner. Ils ne me le pardonneraient jamais. Je ne pourrai me le pardonner.
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Charlotte Leroy-Duchesne

Messages : 11
Date d'inscription : 05/09/2011


MessageSujet: Re: Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY   Jeu 8 Sep - 16:15

Je reste dans les bras de mon frère, comme enfermée dans un flashback qui me ramène à nos jeunes années. Nous avons été complices autant que rivaux, je me souviens très bien de nos disputes, de nos réconciliations. De nos longues conversations, planqués dans un coin de la maison pour fuir notre mère qui voulait nous assigner à une tâche ménagère quelconque. Je finis par m’écarter, un peu distraite, loin de penser que tout sera aussi simple qu’il ne le pense. J’essuie mes larmes discrètement pour ne pas me faire trop remarquer, et me dirige vers la table où j’ai disposé la bouteille d’Henri. « Je crois que tu peux t’autoriser un verre. » J’en verse deux et lui en tend un, inspirant pour retrouver une contenance convenable, pour pouvoir lui faire face, pour trouver les mots qui confirmeront le doute qu’il a sans doute déjà. J’inspire et m’assois sur le canapé en prenant le temps de peser les mots qui vont bientôt sortir de ma bouche.

« Je vais quitter Henri. » C’est dit. Le prononcer à voix haute pour la première fois me fais trembler, et comme un automatisme, ma main guide le verre jusqu’à ma bouche. « Je vais partir. Je vais m’installer en Angleterre, divorcer. » Je hoche la tête. Le tout prend forme dans ma bouche et dans mon esprit, la fatalité s’abat tranquillement sur moi, doucement, dévastatrice mais tellement lente que je n’en mesure pas encore les effets. Je me tourne vers Greg pour lui faire face. « Ecoute. Il y a quelques jours, Henri a demandé l’internement d’office d’Andrea. » Je me mords la lèvre, réalisant l’absurdité de la chose. « Il est interné à la Clinique Saint-Anne. » Je lutte contre la détresse qui me menace. « Andrea et Tristan, ils sont… » Je secoue la tête, l’incompréhension totale qui m’habite rejoint la multitude de sensations que je ressens depuis quelques jours. « Nos fils s’aiment. Comme… comme un couple. » Je cligne des yeux, prend sa main. Je sais qu’il ne l’acceptera pas, mais il ne blessera jamais son fils, ni le mien. « Henri l’a découvert pendant notre séjour à Cannes, et il est devenu fou. Il a pisté le psy d’Andy et il est allé le chercher en Angleterre. Il a vu ton fils. » Je secoue la tête, je n’aurais jamais pensé à raconter ça un jour, quand il y a quelques mois encore je rigolais de la volonté de fer d’Anne Mercier de marier nos enfants. « Tristan est ici pour faire sortir Andrea. Je ne peux pas le laisser là, il faut que je le fasse sortir, mais quand je vais le faire, Henri… » Je relève les yeux, honteuse, gênée, et tellement lasse. « Je suis désolée de t’apprendre ça comme ça. Je ne sais pas quoi faire. Vraiment pas. »
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Grégory E. Faure

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MessageSujet: Re: Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY   Ven 9 Sep - 23:54

D'un geste rapide, elle se détacha de mon étreinte, prenant soin de dissimuler les quelques larmes qui avaient coulé sur ses joues. Impuissant, je la laissai partir et acceptai non sans une certaine hésitation le verre d'alcool qu'elle me tendit alors. En effet, il ne me semblait pas bon de nous laisser aller à une telle déraison. Ce n'était pas la solution. Que l'on décida d'ingurgiter ce verre ou non, ne règlerait en rien notre problème. Nous devrions simplement y faire face et trouver la force de le combattre, de le résoudre; la force d'essayer tout du mois. Cet alcool, Charlotte semblait pourtant en avoir besoin, aussi la laissais-je faire, sans aucune autre forme de protestation; trempant timidement mes lèvres dans le liquide à l'occasion. A mesure qu'elle avançait dans son récit, dira-t-on. Car bien que n'ayant jamais été un grand amateur de boissons, je devais bien avouer que la situation actuelle poussait à la consommation. Ridicule. Tous cela était ridicule. Si improbable et loufoque que je crus même rêver éveillé en entendant ces mots
« Nos fils s'aiment. Comme... comme un couple. ». Un rire nerveux m'échappa même sur le moment. Pourtant, je n'aurai pas dû être surpris, ce n'est pas comme si je n'étais pas déjà au courant, pas comme si je ne m'en étais pas douté, non ? Ce café. Cette confrontation. Ces rumeurs. Elles étaient toujours restées ancrées dans un coin de ma tête, au fond. Et qu'importait réellement les piètres justifications qu'il avait tenté de me fournir, qu'importait réellement ma colère et notre altercation; au final j'avais toujours su que son discours sonnait faux. J'ai simplement essayé de me convaincre que non. J'ai simplement essayé de croire à ses mensonges, corps et âme j'ai essayé. Plus que tout, j'ai voulu passer à autre chose. Et voilà où nous en étions désormais. Dans le chaos. Le chaos le plus total. Un foutu merdier. L'enfer, le plus parfait ! Une chose à laquelle il y a deux mois encore, je n'aurai pas pensé. Une chose à laquelle je n'étais pas préparé. Avec du recul, je pense que le simple fait que mon fils soit gay, aurait pu passer. Avec du mal certes, mais je l'aurai encaissé. Qu'il s'amourache de son cousin par contre, je ne savais absolument pas comment le gérer. Je ne comprenais pas comment une telle ignominie avait pu arriver. J'aurai aimé l'éviter. Tout effacer. Malheureusement, la profondeur des sentiments qu'ils nourrissaient l'un pour l'autre, nous dépassait complètement. Charlotte, Henri ou moi-même resterions à jamais impuissants. Bien plus qu'un caprice d'adolescent, bien plus que tout ce à quoi m'avait habitué Tristan; c'était réel. Bel et bien réel. Devrais-je dire, malheureusement ? [...] Les mots se bousculaient dans la bouche de Charlotte à présent. Un semblant incohérente, sous le coup de l'émotion, elle me déballait tout, tout ce qu'elle avait en tête, tout ce qu'elle envisageait de faire, comme ça, comme une bombe. Je ne réagis pas immédiatement, préférant prendre le temps d'assimiler chacun de ses mots. Lorsqu'elle s'arrêta enfin de parler, désespérée, j'en vins à la conclusion que le dénouement de cette affaire allait être compliqué. Difficile et compliqué. L'addition allait être salée. Réellement salée. Et tous, nous en payeront les pots cassés.

« Pour être tout à fait honnête Charlotte, je ne sais pas quoi te dire, ni même quoi faire. Tout ça me dépasse, réellement ça me dépasse ». Tout en prononçant ces mots, je m'avachis dans le sofa, passant ma main sur ma tête dans le même temps, en signe de désespoir. « Cette relation... que Tristan et Andrea entretiennent je trouve cela et désolé je sais que je ne devrai pas, mais je trouve ça répugnant, impensable ». A ce moment-là, je pus distinguer une certaine déception dans son regard, comme si elle douta soudainement de s'être confiée à moi. Je me repris rapidement, réalisant que je m’étais mal exprimé, que j'avais été trop direct. « Attention je ne dis pas que tout ça justifie l'internement d'Andrea. Henri à tort. Et si tu veux mon avis, tu aurais dû le quitter il y a bien longtemps. Je ne l'ai jamais porté dans mon cœur, mais cette fois-ci, il dépasse les bornes ! Rien ne justifie qu'il se montre aussi cruel avec son fils, avec toi, avec notre famille. Contrairement à ce qu'il croit, il n'a pas tous les droits ! D'ailleurs qu'il ne s'avise pas de toucher un seul de vos cheveux, à toi ou à Andrea; qu'il n'imagine même pas poser la main sur mon fils, car il aura à faire à moi ! Ceci étant dit, par où commence-t-on ? Explique-moi ! ». Certes, cette situation ne me convenait pas; mais pour une fois, j'avais décidé de faire passer ma famille avant moi.
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Charlotte Leroy-Duchesne

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MessageSujet: Re: Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY   Lun 12 Sep - 18:25

Il semble aussi perdu que moi, et je ne peux rien dire qui puisse le réconforter. Je ne sais pas moi-même comment je suis censée prendre la chose, si je dois l’accepter ou tenter de lutter, si ça va passer ou s’ils pensent comme un couple avec l’idée d’avancer ensemble, de fonder un foyer. Je soupire, frissonnante. Qu’était censé faire Henri ? Je fais le bilan de cette dernière année passée ici avec Andy, Andy déjà amoureux de son cousin, Andy tout seul sous traitement. Andy instable et soucieux, amoureux. Je grimace, avale une nouvelle gorgée de mon verre et inspire un grand coup. « Dire que j’ai toujours pensé qu’ils se détestaient. A regret, d’ailleurs. » Je secoue la tête de nouveau, impuissante. « Je ne cautionne pas cette relation, ni ce qu’elle implique. L’idée de savoir qu’ils se fréquentent me laisse hallucinée. Mais c’est mon fils, je ne peux pas lui faire ça. » Je hausse une épaule, le dilemme est grand, la cruauté d’Henri sans fin cependant. Je sais qu’il doit sans doute avoir peur et qu’il trouve ça effrayant, j’espère qu’il sera quand même en mesure de me venir en aide.

Je souris finalement, rassurée sur ses intentions de nous venir en aide. « Je dois faire sortir Andrea. Je me rendrais demain à la clinique Saint Anne pour le faire attester par un psychologue extérieur et organiser sa sortie. Après ça, tes enfants prendront le relais, Laureline est ici aussi, avec Léandre. Ils rentreront en Angleterre, et Tristan organise tout ce qui attrait au logement. » En tout cas, je vais lui demander de le faire, et je sais qu’il prendra Andrea en charge. « Moi je vais tâcher de m’occuper d’Henri. Il faut que je divorce et que je parvienne à faire faire un mandat, afin qu’il ne nous approche plus, Andrea et moi. Ensuite de ça, je partirais le rejoindre en Angleterre. Mais le temps de gérer la situation, de retrouver l’argent nécessaire, j’ai vraiment peur qu’il tente quelque chose en venant ici. Et en apprenant que j’ai fait sortir Andrea de force sans attendre son accord pour le reconfier à ton fils, il deviendra de toute évidence complètement fou. »
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Grégory E. Faure

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MessageSujet: Re: Look at our sons, the way they've grown ? Ϟ GREGORY   Ven 30 Sep - 20:13

Retrouvant vraisemblablement son calme, Charlotte pris le temps de m'expliquer de quelle manière était censée se dérouler la suite des évènements. De mon côté j'écoutais patiemment, silencieusement, assimilant au mieux les informations qu'elle voulait bien me donner. Laureline et Tristan, ainsi que leur ami commun Léandre - charmant jeune homme que voilà, soit-dit en passant - apporteraient généreusement leur aide, ce qui ne me surprit pas le moins du monde. L'un d'entre eux aimant profondément la victime d'une telle cruauté - à mon plus grand regret, mais soit - les deux autres l'affectionnant tout autant. Bon sang, j'avais encore beaucoup de mal à encaisser la chose; j'avais beau essayer, m'efforcer de les imaginer ensemble, me dire qu'il n'y avait rien de si étrange... Au fond, je ne pouvais dissiper cette impression d'infamie, de mal, ce sentiment dérangeant qui me gagnait à chaque fois que j'essayais de les imaginer main dans la main, s'embrassant, agissant comme un couple normal en somme. Parce qu'ils ne l'étaient pas, ils ne seraient jamais. Néanmoins, je les aimais tous les deux. Tristan était mon fils et je ne voulais pas le perdre. Nos rapports étaient déjà si bancals que je ne pouvais me permettre de lui refuser mon aide sur ce coup-là. D'autant plus qu'il s'agissait d'Andrea; jeune garçon que j'avais toujours considéré comme un fils. Du moins j'avais toujours agi en conséquences, bien souvent au détriment de ma chair et de mon sang, je ne vous apprenais rien. « D'accord. Cette première étape se déroulera sans accroc je pense. Tu n'auras même pas besoin de moi. D'autant plus qu'à n'en pas douter, ces trois-là sauront prendre soin d'Andrea, comme il se doit. Nous pouvons leur faire confiance. Toutefois, et si je t'ai bien suivi, tu aurais plutôt besoin de mon aide face à Henri, je me trompe ? ». Question purement rhétorique, cela allait s'en dire. Je savais pertinemment qu'elle aurait besoin de moi pour gérer les sautes d'humeur de son mari, sa violence. Je devrai éviter que l'irréparable ne se produise et à n'en pas douter ce cher monsieur Leroy-Duchesne ferait bien mieux de s'abstenir de lever ne serait-ce que le petit doigt sur ma soeur. Je n'étais peut-être pas le meilleur des pères, encore moins le frère idéal; mais je ne cautionnais pas le fait qu'on puisse s'en prendre aux personnes qui me tenaient à coeur et ce n'était pas dans mes projets de le laisser agir, sans rien faire. Henri était un tyran, certes, mais un jour ou l'autre il finirait par trouver son maître. J'espérai bien être celui-là. « Question stupide. Je connais ton mari. Mais crois-moi il ne te touchera pas. Je ne le permettrai pas, Charlotte. Et s'il le faut, je resterai ici. Je vivrais avec toi ou tu viendras vivre avec moi, mais dans tous les cas je refuse de te laisser seul avec lui. Tu es une femme intelligente et au jour d'aujourd'hui je ne me permettrai pas de te faire la morale quant à tes choix de vies, spécialement lorsque l'on voit le désastre que fut mon mariage et tout le reste; mais tu sais ce qu'il en est. Et étant donné l'antipathie que j'ai développé à son égard, mieux vaut que ton cher et tendre Henri ne vienne pas me chatouiller de trop près ».

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